Cenyre Médical Spécialisé Médimarien

   

NEUROPSYCHOLOGIE

NEUROPSYCHOLOGIE

 

 - Mme MUSTIN Florence -

En 2009, elle termine son Bachelier en psychologie et sciences de l’éducation avec distinction à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve. En 2010, elle fait un stage de Recherche en Neuropsychologie et Cognition au CERNEC  et au CHU St Justine à Montréal au Canada. En 2011, elle termine son Master en sciences psychologiques également avec distinction à l’UCL.

En 2012, elle poursuit différentes formations sur l’enfant et l’adolescent : « Méthode de travail auprès des adolescents », « Prise en charge neuropsychologique de l’enfant et de l’adolescent »,« Prise en charge psychoéducative du TDA/H » (Trouble déficitaire de l’Attention)

La neuropsychologie est une discipline située à l’intersection entre la neurologie et la psychologie qui étudie les relations entre les différentes structures cérébrales et le comportement. Dans ce cadre, Mme Mustin s’intéresse aussi bien au comportement en tant que tel (hyperactivité, irritabilité, impulsivité, etc.) qu’aux fonctions cognitives supérieures (mémoire, attention, perception, etc.).

Les enfants et adolescents consultent, la plupart du temps, sur les conseils du médecin pour confirmer ou infirmer une suspicion de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Il s’agit alors d’administrer une batterie d’évaluation de l’attention associée à d’autres épreuves évaluant le profil cognitif global de l’enfant afin de s’assurer que ces troubles ne découlent en réalité pas, d’autres problèmes (dysgraphie, dyscalculie ou dysorthographie, par exemple) qui mobilisent les ressources de l’enfant et l’empêchent dès lors de se focaliser sur les tâches en cours.

Le second motif de consultation le plus fréquent dans la population jeune concerne les évaluations intellectuelles (Q.I.) dans le cadre ou non de l’octroi d’un remboursement logopédique.

En ce qui concerne les adultes et seniors, ils consultent essentiellement pour plaintes mnésiques qui font suite ou non à un accident. Le neuropsychologue propose alors à son patient différents tests reconnus qui permettront de dresser un inventaire des fonctions cognitives altérées et préservées.

Suivant le cas, le bilan cognitif constituera une base fiable pour démontrer au patient que ses quelques oublis ne sont pas alarmants et sont uniquement consécutifs au décours normal du vieillissement. Dans d’autres cas, le rapport du neuropsychologue aidera le médecin à orienter et à renforcer son diagnostic lorsqu’il soupçonne, par exemple, qu’une maladie neurodégénérative s’immisce chez son patient.

En 2005, elle fait une année d’immersion au Bell International College à Cambridge en Angleterre. Mme Mustin parle donc couramment l’anglais.

 


 

Rôle du Neuropsychologue dans le diagnostique de la démence.

 

Suite au progrès continu des méthodes d’intervention médicale observé dans les pays industrialisés, tant au niveau thérapeutique que préventif, l’espérance de vie des individus croît de manière constante. Ce constat, qui peut paraître réjouissant, s’avère également paradoxal : si les personnes âgées vivent effectivement plus longtemps, le risque de développer des maladies chroniques ou handicapantes liées au vieillissement augmente proportionnellement (Adam, 2007). Ainsi, s’il est démontré que des changements au niveau de la mémoire apparaissent avec l’âge, certaines formes de dégradation cognitive peuvent cacher une maladie neurodégénérative (Tuokko & Hultsch, 2006).

 

Les maladies dégénératives, et en particulier la démence de type Alzheimer, sont responsables d’un grand pourcentage de décès chez les personnes de plus de soixante ans. Elles représentent un investissement important en termes de coût pour la société mais également en termes de charge émotionnelle tant pour la personne atteinte elle-même que pour ses proches (Mohs, 1984). La personne souffrant d’Alzheimer voit ses capacités cognitives et socio-affectives se dégrader progressivement et de manière irréversible, la privant ainsi peu à peu de l’autonomie nécessaire à accomplir ses activités quotidiennes (Santé et Services sociaux du Québec, 2009).

 

Dans ce cadre, nombre de patients consultent, de leur propre initiative ou sur les précieux conseils de leur entourage, leur médecin traitant et, par la suite, un neurologue afin de connaître l’étiologie des difficultés mnésiques qu’ils rencontrent au quotidien. Fréquemment, et dans le but de poser le diagnostic le plus précis en confrontant les résultats mis en évidence, le spécialiste suggère à son patient de réaliser des examens complémentaires, à savoir un scanner cérébral et un bilan neuropsychologique.

 

Le rôle du neuropsychologue consiste alors à proposer au patient une batterie de tests normés et standardisés qui évalueront essentiellement les sphères mnésique (mémoire de travail et mémoire épisodique), exécutive (inhibition, flexibilité et planification), attentionnelle et visuo-spatiale. Suivant les scores obtenus aux différentes épreuves, le professionnel pourra dresser un tableau des forces et des faiblesses de son patient et, par conséquent, aiguiller le neurologue vers le type de profil rencontré (difficultés liées au vieillissement normal, profil cortical, cortico-frontal, cortico-sous-cortical, sous-cortico-frontal ou encore présence d’affects anxio-dépressifs).

  

Ces tests (bilan neuropsychologique avec évaluation des fonctions cognitives) peuvent être remboursés par la mutuelle à condition que la demande émane du médecin traitant qui l’adresse au Neurologue, au Psychiatre ou au Gériatre qui eux le transmettront au Neuro Psychologue.